COMME LE MICROCOSME DE L’ART CONTEMPORAIN


Hoosta

 les echos.fr – 10/04/09 – VICKY CHAHINE

De la capitale argentine, on ne retient souvent que la Recoleta, les avenues et immeubles à la Haussmann, et la Maison rose d’où Evita demandait qu’on ne pleure pas pour elle ( » Don’t cry for me Argentina… « ). Mais on peut aussi la goûter contemporaine en choisissant la bonne attitude…

COMME LE MICROCOSME DE L’ART CONTEMPORAIN

Ils ont beau graviter dans toute l’Amérique du sud (et ailleurs), fin mai, ils ne ratent pas Arte BA (du 22 au 26 mai, http://www.arteba.org). Cette foire d’art regroupe les galeries les plus en vogue. Parmi celles dont tout le monde parle, Appetite et sa directrice déjantée Daniela Luna (Chacabuco, 551) ainsi que Ruth Benzacar avec sa programmation pointue (Florida, 1000). Le reste du temps, on peut croiser ce beau monde à l’audacieuse Fundación Proa (Avenido Pedro de Mendoza, 1929), dans le quartier populaire de La Boca. Ce centre d’art, qui vient de rouvrir ses portes après rénovation et agrandissement, s’est offert Marcel Duchamp pour sa première exposition post-travaux. Autre point de ralliement, le MALBA (Presidente Figueroa Alcorta, 3415) créé par le milliardaire Eduardo Costantini pour abriter son incroyable collection d’art contemporain sud-américain. Un bon prétexte pour terminer par un verre sur la terrasse bucolique du restaurant. Les fans du XIX et XXe siècles fileront à la Fortabat Gallery (Olga Cossettini, 141). Ouvert en octobre dernier sur les docks, ce musée de 6 000 m2 abrite la collection de Maria Amalia Lacroze de Fortabat dans laquelle William Turner croise Juan Carlos Castagnino, Andy Warhol, Luis Felipe Noé, Salvador Dali et Xul Solar.